Washington sanctionne la plateforme crypto iranienne BitBank pour des paiements en bitcoin liés au détroit d'Ormuz
Résumé du marché par IA
L'OFAC a sanctionné la plateforme d'échange iranienne BitBank et des entités liées pour avoir prétendument facilité des paiements liés au Bitcoin associés à des frais de transit d'Hormuz et au financement de l'IRGC, renforçant l'idée que l'infrastructure crypto demeure dans le champ d'application de l'exécution des sanctions américaines. Cette action prolonge les répressions antérieures de 2026 visant des plateformes iraniennes et les gels de portefeuilles, augmentant le risque de conformité pour les plateformes, les contreparties et les rails de paiement. À court terme, la nouvelle peut resserrer l'appétit pour le risque et accroître la sensibilité aux gros titres réglementaires sur l'ensemble des marchés du BTC.
Niveau d'impact
● Moyen
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Les États-Unis ont inscrit jeudi la plateforme iranienne d'échange de cryptomonnaies BitBank sur leur liste de sanctions, l'accusant d'avoir facilité des paiements en bitcoin associés au transit de navires dans le détroit d'Ormuz, rapporte CoinDesk. Cette décision marque une extension des restrictions financières américaines visant l'Iran vers l'infrastructure crypto.
L'Office of Foreign Assets Control (OFAC), rattaché au département du Trésor, affirme que, depuis juin, une entité dénommée Hormuz Safe Marine Services Authority aurait utilisé BitBank pour transférer des fonds destinés au Corps des gardiens de la révolution islamique. Le Trésor estime que le réseau est lié à l'homme d'affaires iranien Babak Zanjani, soupçonné d'avoir recouru à ce dispositif pour déplacer des centaines de millions de dollars en bitcoin.
Selon les autorités américaines, Hormuz Safe avait déjà été mise en cause dans un système de redevances associé aux Gardiens de la révolution, imposant aux navires traversant la zone l'achat d'une assurance maritime incluant une couverture contre le risque de saisie par l'Iran.
Outre BitBank, les sanctions visent son développeur, Pishtaz Simorgh Electronic Trade Company, ainsi que trois personnes liées à Zanjani. Le département du Trésor présente ces acteurs comme des maillons essentiels de l'utilisation d'actifs numériques par l'Iran pour contourner les sanctions. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a indiqué que cette mesure vise à montrer que les tentatives de financement du régime via les cryptomonnaies relèvent pleinement du champ d'application de l'OFAC.
La décision s'inscrit dans une série de mesures récentes. En août, Washington avait sanctionné Shelbit et Aban Tether, accusées d'aider l'Iran à échapper aux sanctions. En juin, quatre plateformes avaient également été visées, dont Nobitex, principal acteur du trading en Iran. En juillet, le gouvernement américain a ordonné le gel de plus de 130 millions de dollars d'USDt détenus dans des portefeuilles liés à l'Iran.
Téhéran tente, de son côté, d'atténuer la pression extérieure. Plus tôt ce mois-ci, le Financial Times a rapporté que la banque centrale iranienne avait assoupli les contrôles de change et encouragé les entreprises à rapatrier leurs revenus détenus à l'étranger, y compris des fonds réacheminés via des canaux en cryptomonnaies.
CoinDesk précise que BitBank visée par les sanctions n'a aucun lien avec l'exchange japonais agréé bitbank, inc. Fondée en 2014, cette dernière a été rachetée par SBI Holdings en juin. Les informations du Trésor américain indiquent que BitBank en Iran a été créée en 2024.