Corée du Sud : le Parti du pouvoir du peuple veut repousser la taxe sur les cryptoactifs à 2030
Résumé du marché par IA
Le parti au pouvoir en Corée du Sud, le People Power Party, a proposé de reporter la date de début de la taxe sur les revenus des actifs virtuels du 1er janvier 2027 au 1er janvier 2030, en invoquant des cadres de protection des investisseurs et de fiscalité incomplets. Un report réduirait, à court terme, la surplomb réglementaire et de conformité pour les acteurs de la crypto et pourrait soutenir l'appétit pour le risque au niveau local. Toutefois, le soutien du gouvernement à la taxation implique une incertitude législative, limitant l'impact immédiat sur le marché.
Niveau d'impact
● Moyen
Actifs concernés
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D’après le média sud-coréen MBN, le député Jeong Sungguk, membre du Parti du pouvoir du peuple, a déposé une proposition d’amendement partiel de la loi sur l’impôt sur le revenu visant à décaler l’entrée en vigueur de la taxation des revenus issus des actifs virtuels. Le texte propose de reporter la date actuelle du 1er janvier 2027 au 1er janvier 2030, soit un report de trois ans.
Dans le cadre réglementaire en vigueur, les revenus tirés du transfert ou du prêt de cryptoactifs sont classés en "autres revenus". Les gains annuels dépassant 2,5 millions de wons (KRW) sont imposés à hauteur de 22%, taxe locale incluse.
Jeong Sungguk estime que la fiscalité sur les actifs virtuels ne devrait être mise en œuvre qu’une fois les dispositifs de protection des investisseurs et un cadre fiscal jugé équitable pleinement en place. Il met en avant la nécessité d’un délai de préparation suffisant afin de limiter les perturbations sur le marché.
Au sein du même parti, des élus comme Song Yeonseok avaient déjà défendu des amendements visant à supprimer purement et simplement les dispositions relatives à cette taxation. Les différents textes ont été transmis à la Commission des finances et de l'économie de l'Assemblée nationale pour examen. Le gouvernement devrait toutefois plaider fermement en faveur de la nécessité de l'imposition, ce qui laisse présager un parcours législatif difficile.