Rapport du GAFI : les projets DeFi avec des responsables identifiables doivent être encadrés comme des PSAV

Résumé du marché par IA
Le GAFI a réaffirmé que les dispositifs DeFi avec des contrôleurs identifiables ou une centralisation de facto relèvent des normes applicables aux VASP, ce qui accroît la probabilité d'une application plus stricte des exigences AML/KYC, de l'octroi de licences, ainsi que d'un éventuel géoblocage ou d'interdictions locales pour les plateformes non coopératives. Alors que la plupart des juridictions n'appliquent pas encore ces règles, le rapport augmente la pression réglementaire et le risque de mise en œuvre dans l'ensemble de la DeFi, en particulier sur Ethereum où se situe l'essentiel de la TVL, malgré une forte croissance du secteur en 2024.
Niveau d'impact
● Élevé
Actifs concernés
ETH/USDT+0.64%
Infos de l'IA · ETH/USDTInfos de l'IA
▼ Baissier
Trader maintenant
⚠️ Les infos générées par l'IA sont basées sur des contenus d'actualité et fournies à titre informatif uniquement. Elles ne constituent pas des conseils en investissement et ne reflètent pas les positions de BingX. Investir comporte des risques. Tradez de manière responsable.
Selon ChainCatcher, le Groupe d'action financière (GAFI) a indiqué dans un rapport publié mardi que ses règles s'appliquent déjà aux dispositifs de finance décentralisée (DeFi) dès lors que des personnes identifiables conservent un "contrôle" ou une "influence suffisante", indépendamment du degré de décentralisation revendiqué. Le GAFI souligne que de nombreux projets DeFi présentent encore, dans les faits, des caractéristiques centralisées : concentration des jetons de gouvernance, pouvoirs de gestion, contrôle des mises à niveau, ainsi que des frais et récompenses revenant à des initiés. Le rapport classe la DeFi en trois catégories : (1) projets avec contrôleurs identifiables ; (2) projets centralisés de facto avec opérateurs dissimulés ; (3) projets réellement sans dirigeants. Seule la troisième catégorie échappe à ses standards. L'enquête montre que près de 93 % des juridictions répondantes n'ont pas encore appliqué ces standards à des dispositifs DeFi entrant dans leur champ. Sur 142 juridictions, 26 ont évalué les risques, quatre ont mis en place des règles d'agrément et deux seulement ont enregistré ou agréé des plateformes concernées. Le GAFI appelle les pays à exiger ou encourager l'intégration de contrôles de lutte contre le blanchiment dans les smart contracts ou les interfaces. En dernier recours, les juridictions pourraient interdire l'exploitation locale des plateformes refusant de coopérer. Le rapport indique aussi que la valeur totale verrouillée (TVL) dans la DeFi a atteint 86,6 milliards de dollars cette année, soit une hausse d'environ 85 % par rapport à 2023.