L'ECB retient 36 entreprises pour un pilote de l'euro numérique prévu en 2026
Résumé du marché par IA
La sélection par la BCE de 36 entreprises pour un projet pilote d'euro numérique en 2026 fait passer le projet de MNBC à des tests opérationnels malgré une législation européenne incomplète. L'initiative est présentée comme une réponse à l'usage croissant des stablecoins adossés au USD, mettant en évidence le risque politique pour les paiements numériques transfrontaliers et l'adoption des stablecoins en Europe. L'impact de marché à court terme porte principalement sur les anticipations de politique liées à l'EUR et le sentiment concernant l'infrastructure européenne des paiements, plutôt que sur les prix des cryptomonnaies.
Niveau d'impact
● Moyen
Actifs concernés
NCFXEUR2USD/USDT+0.33%
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● neutre
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La Banque centrale européenne (BCE) a retenu 36 banques et sociétés de paiement pour participer à un projet pilote de l'euro numérique, dont le lancement est prévu au second semestre de l'année prochaine. L'institution prépare ainsi sa monnaie numérique de banque centrale (CBDC) en vue d'une éventuelle émission en 2029.
Sélectionné parmi 50 candidats, le groupe comprend notamment Adyen, Deutsche Bank, Revolut, SumUp, UniCredit et Worldline, indique la BCE sur son site. Le cadre législatif autorisant l'euro numérique n'est pas encore finalisé, mais la BCE poursuit le projet, estimant que l'adoption de stablecoins privés adossés au dollar, tels que l'USDT de Tether et l'USDC de Circle Internet, constitue une menace pour l'autonomie monétaire de l'Europe.
D'une durée de 12 mois, le pilote évaluera une version bêta de l'euro numérique au sein de la BCE et des 19 banques centrales nationales de la zone euro. Les tests couvriront des transferts entre particuliers en ligne et hors ligne, des paiements en magasin et des achats sur des sites de commerce électronique. Même sans statut légal, la monnaie testée devrait être proche de l'architecture prévue par un projet de législation de l'Union européenne.
Les équipes de la BCE et des banques centrales nationales joueront le rôle de consommateurs. Des restaurants, cafétérias et commerçants en ligne sélectionnés accepteront les paiements durant l'expérimentation.
Les CBDC suscitent des oppositions. Des défenseurs de la vie privée redoutent la surveillance des transactions et la possibilité, pour une banque centrale, de bloquer l'accès à la monnaie. Aux États-Unis, une loi entrée en vigueur le mois dernier interdit à la Réserve fédérale de créer ou d'émettre un dollar numérique jusqu'au 31 décembre 2030.
En Europe, le projet passe à une phase d'essais opérationnels tandis que les législateurs de l'UE poursuivent l'élaboration du texte nécessaire à une émission. Le mois dernier, une commission du Parlement européen a fait avancer le cadre juridique proposé. La décision finale de lancer l'euro numérique dépendra de l'adoption de la législation et d'une décision distincte du Conseil des gouverneurs de la BCE. La BCE affirme pouvoir être prête pour une éventuelle émission en 2029.