Après l'échec au Sénat, la CFTC soumet à la Maison-Blanche son projet de règles sur les marchés crypto
Résumé du marché par IA
La CFTC a soumis à l'OIRA de la Maison-Blanche un cadre de pré-réglementation du marché crypto, après l'échec du Sénat à faire avancer le CLARITY Act, ce qui indique que les régulateurs pourraient aller de l'avant en s'appuyant sur l'autorité existante du Commodity Exchange Act. L'examen de l'OIRA précède toute publication publique, tout vote de la commission et toute période de commentaires, de sorte que l'impact à court terme consiste principalement en une incertitude politique et un risque accru de titres réglementaires pour les plateformes exposées aux États-Unis et pour le trading crypto à effet de levier/margé.
Niveau d'impact
● Moyen
Actifs concernés
BTC/USDT+4.16%
Infos de l'IA · BTC/USDTInfos de l'IA
● neutre
Trader maintenant
⚠️ Les infos générées par l'IA sont basées sur des contenus d'actualité et fournies à titre informatif uniquement. Elles ne constituent pas des conseils en investissement et ne reflètent pas les positions de BingX. Investir comporte des risques. Tradez de manière responsable.
La Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a transmis le 17 septembre à la Maison-Blanche un projet d'encadrement des transactions et des marchés d'actifs crypto, deux jours après le blocage au Sénat du Digital Asset Market Clarity Act (H.R. 3633). L'Office of Information and Regulatory Affairs (OIRA) indique désormais au registre public un dossier en cours d'examen, intitulé "Regulation Crypto Asset Transactions and Regulation Crypto Asset Markets" (RIN 3038AF80), signalant l'avancée la plus formelle à ce jour du plan du président de la CFTC, Michael Selig, pour agir sur la base des pouvoirs existants de l'agence.
Faute de cadre législatif élargi adopté par le Congrès, les régulateurs fédéraux se tournent vers les textes déjà en vigueur. L'OIRA classe la démarche de la CFTC au stade "prérègle", sans échéance légale de revue, et le contenu du projet n'est pas rendu public. La saisine du 17 septembre déclenche donc une procédure d'examen exécutif, sans mise en application immédiate de nouvelles règles de négociation.
L'OIRA, rattaché à l'Office of Management and Budget, examine les actions réglementaires fédérales avant publication. Un décret présidentiel de février 2025 impose aux agences indépendantes de soumettre à l'OIRA les projets de règles couverts, qu'ils soient proposés ou finaux, avant toute publication au Federal Register, plaçant cet examen de la Maison-Blanche en amont de la diffusion officielle.
Le contexte politique s'est durci le 15 septembre, lorsque le Sénat n'a pas franchi l'étape procédurale sur H.R. 3633. Le vote sur la clôture de la motion de procéder s'est soldé par 49 voix contre 50, en deçà du seuil des trois cinquièmes requis. Ce revers a interrompu l'accès au débat à ce stade, sans constituer un vote final sur le texte. Le CLARITY Act visait à créer un cadre pour les "digital commodities" et à répartir les compétences entre la CFTC et la Securities and Exchange Commission (SEC), notamment sur les plateformes de trading et l'activité liée aux matières premières numériques. Sept sénateurs démocrates opposés à la clôture ont indiqué le lendemain rester engagés dans des négociations bipartites. Aucun nouveau vote n'est programmé.
Michael Selig avait détaillé une voie alternative lors d'une réunion du comité consultatif sur l'innovation le 20 août. Il a expliqué avoir demandé à ses équipes d'étudier des règles susceptibles de formaliser une structure de marché des crypto-actifs en s'appuyant sur les pouvoirs déjà accordés à la CFTC par le Commodity Exchange Act, anticipant une action de l'agence si le Congrès ne parvenait pas à finaliser une loi sur la structure des marchés.
Selon ce schéma, la CFTC pourrait permettre à des entités déjà enregistrées, ainsi qu'à certaines plateformes crypto non enregistrées, de solliciter une désignation de "designated contract market", spécifiquement en tant que marché d'actifs crypto. Ces places pourraient proposer du trading crypto à effet de levier ou sur marge sous supervision de la CFTC. Selig a aussi demandé d'examiner les voies juridiques applicables aux développeurs de protocoles de finance onchain.
Sur le plan procédural, l'examen de l'OIRA peut conduire à des ajustements en concertation avec l'agence avant le retour du projet à la CFTC. La commission devra ensuite voter pour publier un projet de règle et ouvrir une période de consultation publique. Les acteurs du marché pourront alors soumettre leurs observations, avant l'éventuelle finalisation du texte.
À ce jour, Michael Selig est le seul commissaire répertorié à la CFTC, alors que la loi fédérale prévoit une commission de cinq membres. La page officielle des commissaires ne mentionne que Selig, entré en fonctions en décembre 2025. Après la consultation, l'agence pourra modifier le projet et devra procéder à un nouveau vote avant l'adoption d'une règle finale.
La démarche s'inscrit dans une série d'initiatives prises sous le droit existant. Le 17 septembre, les équipes de la CFTC ont également accordé une "no-action relief" à certains fournisseurs de logiciels passifs éligibles reliant des utilisateurs à des plateformes de dérivés et à des intermédiaires enregistrés. La SEC poursuit de son côté des mesures distinctes visant les crypto-actifs et les marchés tokenisés, tandis que le Congrès continue de travailler sur une réforme plus large de la structure de marché.
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique, financier ou d'investissement. Les propositions réglementaires peuvent évoluer au cours de l'examen exécutif, de la consultation publique et de l'élaboration de la règle finale.