La Bolivie envisage d'intégrer l'USDT à son système financier national

Résumé du marché par IA
Le ministre des Finances de la Bolivie a déclaré que le gouvernement évalue la possibilité d'autoriser l'USDT à circuler au sein du système national de paiement, potentiellement y compris les paiements de dette et une intégration plus profonde des banques, en réponse aux pénuries de devises et à un taux de change récemment laissé flotter. Les volumes de crypto ont bondi depuis la levée de l'interdiction en 2024, mais le statut sur la liste grise du GAFI implique que des exigences LBC/FT plus strictes pourraient influencer la mise en œuvre. Cette nouvelle signale une normalisation progressive, au niveau souverain, de l'utilisation des stablecoins.
Niveau d'impact
● Moyen
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▲ Haussier
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Lors d'une conférence de presse, José Gabriel Espinoza, ministre bolivien de l'Économie et des Finances publiques, a indiqué que le gouvernement évaluait l'introduction et la circulation du stablecoin USDT dans le système national de paiement, avec la possibilité de l'utiliser pour régler des dettes. Points clés : La Bolivie étudie l'ajout de l'USDT aux côtés de sa monnaie fiduciaire afin de répondre à la crise de devises. Les volumes de cryptoactifs ont bondi de plus de 600 % en 2025, tandis que l'inscription du pays sur la liste grise du GAFI impose un renforcement des règles anti-blanchiment. Le gouvernement a laissé flotter le taux de change et souhaite intégrer les stablecoins directement au système bancaire. La Bolivie accélère pour figurer parmi les premiers États à intégrer des cryptoactifs, en particulier des stablecoins, à son architecture financière. Vendredi, José Gabriel Espinoza a précisé que l'exécutif analysait l'inclusion de l'USDT, premier stablecoin mondial par capitalisation, et a exposé les étapes nécessaires pour avancer dans des conditions de sécurité. Le ministre a rappelé qu'aucun cadre réglementaire ne permettait, à ce stade, une mise en œuvre immédiate, même si la Banque centrale a levé l'interdiction visant les opérations liées aux actifs numériques. Selon lui, cette décision a été prise dans l'urgence, l'USDT s'imposant comme substitut du dollar pour atténuer la pénurie de devises. Après la levée de l'interdiction de 2020 en juin 2024, les volumes d'échanges ont fortement progressé, en hausse de plus de 600 % au cours des six premiers mois de 2025. Espinoza a expliqué qu'un dispositif permettant à l'USDT de circuler aux côtés du dollar américain et du boliviano était à l'étude, sous réserve de respecter les standards internationaux. Le dossier se heurte à un enjeu de conformité : la Bolivie figure sur la liste grise du Groupe d'action financière (GAFI) depuis le 13 juin 2025, ce qui la place sous surveillance renforcée. "Ces cryptoactifs doivent être bien encadrés afin d'éviter qu'ils ne deviennent un canal de blanchiment d'argent ou de dissimulation d'activités illicites", a insisté le ministre. Espinoza avait déjà abordé le sujet. En novembre, il avait affirmé que les cryptomonnaies seraient intégrées au système bancaire national et deviendraient une monnaie ayant cours légal, signe d'une orientation favorable aux actifs numériques sous l'administration de Rodrigo Paz. Bisa Bank, quatrième banque privée du pays, propose déjà des services de conversion en USDT. Cette dynamique pourrait soutenir la reprise de l'activité, alors que le gouvernement a récemment assoupli le contrôle des changes et laissé le dollar flotter librement après 15 ans de régime de change fixe.