Adam Back balaie les affirmations sur le soutien de Satoshi au BIP110 et met en doute son statut
Résumé du marché par IA
Adam Back a rejeté les affirmations selon lesquelles Satoshi soutenait BIP110 et a soutenu que la proposition est susceptible d'échouer à l'approche de la signalisation obligatoire des mineurs. Avec seulement ~0,86 % des blocs récents signalant leur soutien contre un seuil de verrouillage de 55 %, la nouvelle met en évidence une faible probabilité d'activation et des frictions de gouvernance persistantes autour des limites sur les inscriptions de type Ordinals. L'impact de marché à court terme se concentre sur le sentiment et le risque d'exécution autour d'une éventuelle tentative de fork échouée.
Niveau d'impact
● Moyen
Actifs concernés
BTC/USDT+0.70%
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● neutre
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Adam Back, PDG de Blockstream, a rejeté l'idée selon laquelle Satoshi Nakamoto aurait soutenu le BIP110, une proposition controversée de soft fork de Bitcoin (BTC). Sur X, il a tourné en dérision les partisans du texte, leur reprochant de ne pas avoir financé ce qu'il a qualifié de célébration "cypherpunk summer". L'échange a eu lieu le 18 juillet 2026, à l'approche d'une échéance de signalement jugée décisive pour le BIP110. Back estime que la tentative de fork s'effondrera dans les semaines suivant cette date.
Back conteste l'hypothèse "Satoshi"
Un utilisateur sur X a affirmé que Nakamoto soutiendrait encore le BIP110 s'il était vivant aujourd'hui. Back a rejeté cette prémisse et a ajouté qu'il n'y a aucune certitude sur le fait que Nakamoto soit même décédé, qualifiant les deux scénarios de pure spéculation. Il a également nié être Satoshi.
Cette prise de parole relance un débat ancien sur la gouvernance de Bitcoin et sur la légitimité à parler au nom de la vision fondatrice. Back s'était déjà exprimé sur ce dossier, notamment dans une précédente mise en garde sur les risques de fork. Au même moment, le bitcoin s'échangeait autour de 63'944 $, en hausse de 1,43 % sur 24 heures.
Le BIP110 peine à rallier les mineurs
Le BIP110 vise à plafonner temporairement la quantité de données arbitraires que les mineurs peuvent intégrer dans les transactions Bitcoin, en ciblant notamment les inscriptions de type Ordinals. Le soutien des mineurs reste limité: les données de signalement indiquent que 0,86 % des blocs de la période de difficulté en cours appuient la proposition, loin du seuil de 55 % requis pour le "lock-in".
Back a raillé directement les promoteurs du BIP110, soulignant leur incapacité à monétiser la campagne. Selon lui, absence d'airdrop, de liquidité, de contrats à terme liés au fork et, plus largement, pas d'argent là où sont les paroles; une reconnaissance implicite, à ses yeux, de l'échec.
Quand le signalement devient obligatoire
Le signalement obligatoire devrait démarrer autour du bloc 961'632, soit environ trois semaines après le "chain tip" de vendredi situé près du bloc 958'529. Back anticipe un enlisement quasi immédiat après ce basculement. Il affirme que le premier bloc soumis au signalement obligatoire provoquerait une scission automatique.
Back rappelle que les nœuds Bitcoin suivent toujours la chaîne cumulant le plus de travail. Selon lui, les mineurs auraient peu d'incitation à continuer de miner une chaîne qui prend du retard. Il compare le fork abandonné à une "Pompeii chain", figée comme un monument à l'échec de la tentative.
Cette projection s'inscrit dans la continuité de ses critiques antérieures, notamment face à d'autres affirmations selon lesquelles Bitcoin "renverrait" de facto les mineurs non conformes en août. Elle intervient aussi alors que les discussions reprennent autour des coins dormants de Satoshi, un autre point de tension dans le débat sur son identité. L'issue du BIP110, activation ou extinction, dépendra du nombre de mineurs qui activeront le signalement une fois celui-ci devenu obligatoire.