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La Fed maintient le taux d'escompte à 3,75% sur fond d'inflation persistante
Le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale a voté à l'unanimité, le 29 juillet 2026, le maintien du taux de crédit primaire (discount rate) à 3,75%, selon les minutes des réunions consacrées au taux d'escompte des 20 et 29 juillet.
En parallèle, la décision du FOMC de conserver la fourchette cible des fed funds à 3,5% - 3,75% a été nettement plus disputée: le vote s'est soldé par 9 voix contre 3. Trois gouverneurs, Beth M. Hammack, Neel Kashkari et Lorie K. Logan, ont plaidé pour un relèvement de 25 points de base.
Les minutes du FOMC, publiées le 19 août, indiquent que "plusieurs" participants ont appelé à une orientation monétaire plus restrictive afin de contrer des pressions sur les prix jugées persistantes, l'inflation restant au-dessus de l'objectif de 2% de la Fed.
Pour son deuxième rendez-vous à la tête de l'institution, le président Kevin Warsh a adopté un ton prudemment restrictif, soulignant qu'un durcissement ultérieur pourrait s'avérer nécessaire si l'inflation ne se modère pas. Le taux de rémunération des réserves a été maintenu à 3,65%, en cohérence avec le statu quo sur l'ensemble du cadre des taux.
La date d'effet du maintien du taux de crédit primaire est fixée au 30 juillet 2026. La prochaine réunion programmée du FOMC est prévue les 15-16 septembre.
Les minutes relèvent aussi des incertitudes géopolitiques, en particulier liées au Moyen-Orient, qui ont pesé sur les discussions. Le Conseil des gouverneurs fixe les taux de la fenêtre d'escompte indépendamment de la cible des fed funds décidée par le FOMC. L'unanimité sur le taux d'escompte, combinée à un vote divisé sur les fed funds, signale une posture collective prudente, alors que le débat interne s'intensifie.
Côté marchés, cette stabilité a des implications directes pour les taux. Les rendements du Trésor intégraient déjà une probabilité d'ajustement en septembre, et le résultat 9-3 devrait renforcer ce scénario. Si le camp dissident gagne ne serait-ce qu'un membre à la prochaine réunion, l'hypothèse d'une hausse apparaîtra nettement plus crédible.
La fourchette 3,5% - 3,75% est en place depuis suffisamment longtemps pour qu'un écart, à la hausse comme à la baisse, ait une portée de signal accrue. Une hausse lors de la réunion de septembre constituerait le premier mouvement de resserrement de ce cycle sous la direction de Warsh. D'ici aux 15-16 septembre, les investisseurs disposeront au moins d'une nouvelle publication d'IPC (CPI) et d'un rapport sur l'emploi.